Answering machine

•5 septembre 2009 • Laisser un commentaire

Longue période d’inactivité sur le blog due à une longue periode d’activité dans la vie. Nul doute que tout cela va se calmer, et que je pourrai enfin prendre un peu de temps pour écrire. D’autant que j’aurai encore beaucoup de choses à étaler ici, en plus de tout ce que j’ai laissé en friche comme la deuxième partie du post “Je me souviens”.

Alors a très bientot !

Je me souviens – part 1

•22 juillet 2009 • 3 commentaires

Je me souviens très bien m’être dit, alors que j’étais encore sur le siège 16D du vol Air Transat qui me ramenait à Nice, que j’aurai bien des choses à raconter sur mon dernier voyage - et ce, à peine mon premier pied posé sur le sol niçois. Servir le plat alors qu’il est encore chaud, déballer mon stock d’impressions et d’histoires à vous tous le plus vite possible, en vrai ou sur ce blog. Et puis je me souviens très bien aussi, entre deux relans d’un fumé de transpiration tenace directement issus des aisselles de mon voisin (peut être pour cela que je m’en rappelle si bien d’ailleurs) – je me souviens donc avoir hésité. Hésité entre livrer tout à chaud, ou bien laisser reposer tout ce que je ressentais et avais ressenti. Pour ne pas me laisser porter par l’euphorie, “le feu” pour reprendre un terme déjà utilisé. Il est des choses qui parfois ont besoin de murir pour pouvoir en extraire le meilleur, pour ne pas se tromper. Et puis un peu de recul ne tuera jamais personne. Quand on plaque sa main devant ses yeux, on ne voit rien alors que celle-ci ne pourrait pas être plus proche de notre vue. J’ai donc finalement choisi d’attendre avant de livrer tout ça.

Cela fait maintenant 15 jours que je suis revenu, et il est temps pour moi d’essayer d’exposer cette expérience unique puisque personnelle, mais que beaucoup avant moi ont du vivre. Certes, retranscrire des émotions, c’est pas ce qu’il y a de plus facile et je ne suis pas Baudelaire… Et de la même manière qu’au dernier moment j’ai décidé de ne prendre aucune photo de mon séjour, je ne dirai pas tout, il y a certaines choses que je garderai pour moi. Ce petit compte rendu ne sera pas exhaustif et n’a pas vocation à l’être. Beaucoup de choses resteront entre moi et moi-même ou bien entre moi et les personnes que j’ai cotoyé. Et puis parfois, les mots ne rendent que très peu justice à ce qu’ils expriment (je sais plus si c’est du Depeche Mode ou du Henri Bergson, mais peu importe!). Quoi qu’il en soit, je ne résiste quand même pas à écrire quelques impressions sur ce blog. Partage ou exhib, je vous laisse seuls juges. Tant, ca revient au même.

Pour démarrer, et vous vous en doutez, je suis arrivé là-bas avec l’impatience d’un gosse un matin de noel. L’attente devenait longue et difficile, 2 ans que je n’étais pas retourné là bas, mais c’est aussi cela qui fait le charme de ces moments. Je ressentais le même enthousiasme qu’un enfant qui s’apprete à se jeter sur son cadeau, mais également la même petite angoisse quant au contenu de celui-ci… On est – à quelques exceptions prets – tous passé par là; un gros paquet à Noel ca fait plaisir, mais si à l’interieur y’a une collection de “mon petit poney”, ben c’est quand même moins sympa (croyez moi). Pour ma part, je savais que j’allais être content, l’a priori était très bon mais je n’étais pas certains de ma réaction une fois face au sapin. Bon j’arrète la métaphore je sens qu’elle va être difficile à filer…  

Pas certain de ma réaction car cette fois-ci était un peu différente des 3 dernières. Si j’ai toujours adoré me rendre à Montréal, je n’avais jamais vraiment eu le projet concret d’en faire ma ville d’adoption. C’est donc avec les yeux et les capteurs emotionels d’un futur immigrant que j’ai atteri à l’aéroport P-E Trudeau, d’où une légère pression ressentie – juste après ma première cigarette depuis environ 10h – à peine embarqué dans le bus qui m’emmenait au centre ville…

to be continued ;)

Oups

•16 juillet 2009 • Laisser un commentaire

Bien, j’ai eu le temps de relire le post “enter sandman” sur mes insomnies récentes – écrit d’ailleurs durant l’une d’ellle – et j’ai décidé de creer spécialement une catégorie “mauvais post”. Apres quelques heures de sommeil la nuit dernière je me suis rendu compte que ce poste était franchement pas gégé.
J’ai hésité à le supprimer carrement, mais ce ne serait pas vraiment honnète, après tout on est responsable de ce que l’on fait de bon, comme de ce que l’on fait de mauvais. C’est cela qui creer une personne. Et aussi un blog!

Enter sandman

•15 juillet 2009 • 2 commentaires

Les vacances sont passées, me voici donc de retour, pret à aborder de nouvelles semaines de travail, épanouissantes, stimulantes et passionantes; autant d’adjectifs qui rîment avec un autre, plus court, plus proche de la réalité et qui se rapporte à la merde. Mais on en a déjà parlé.

Ceci dit, la bonne volonté est là, on va donc faire de son mieux pour éviter de se programmer des journées pourries avant même qu’elles ne se déroulent. J’ai de la ressource et des objectifs, cela me suffit en général à maintenir le cap. Mais, oh surprise, tout cela aurait été valable sans compter sur le retour d’une vieille amie, une vieille connaissance plutôt que j’essaye de tenir loin de moi, mais qui reussit toujours à débarquer au moment où je m’y attends le moins. Dans le genre “relou”, j’en connais pas de pire. Elle me fatigue. Son mode opératoire est simple: elle se pointe chez moi sans prévenir. Et cette fois, j’ai comme l’impression qu’elle s’est trouvée de nouvelles raisons pour y rester un bon moment. A croire que je lui plais plus qu’elle ne me plait – c’est sur en fait - mais elle a bien du mal à déchiffrer mes signaux… Croyez moi, j’essaye d’être clair mais ca ne fonctionne pas du tout, les seuls moments de répis qu’elle m’accorde étant ces derniers temps les soirées où je suis trop alcoolisé pour lui tenir compagnie. Pour l’instant, une des seules excuses qui marchent! Le problème, c’est que je n’arrive pas la foutre dehors, j’en ai pas la force. Et puis ce n’est pas dans mes habitudes.

Pourtant, j’ai de quoi me braquer. Mercredi soir, elle se pointe ici à l’improviste, alors que je ne lui avais rien demandé, alors que sa présence – et je lui ai fait sentir - n’était pas du tout désirée. Bon c’est vrai, je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis longtemps, et franchement, ça n’était pas bon signe. Vous me connaissez, poli et trop gentil parfois, je me suis laissé manipuler convaicre sans trop rien dire, et la voilà qui s’installe tranquillement chez moi, sur mon canapé, prète à rester là un bon moment, selon toutes vraisemblances.

Bon, dit comme ça, cela peut préter à sourire, mais je me suis rendu compte avec le temps que son petit manège était assez pernicieux. Elle a finalement une emprise sur moi plus importante que ce que je pouvais croire. Quand elle s’installe, rien ne peut la faire partir, croyez en mon expérience, pas même une attaque chimique!  Un vampire qui boirait tranquillement des shots d’eau bénite… Quand elle est là, tout semble différent, exacerbé, plus triste ou plus joyeux, mais tellement vivant. Ce qu’elle me dit, ce qu’elle met dans ma tête, la façon qu’elle a de me faire douter… Elle me fait revenir en arrière et répète des histoires qui dorment en moi, des histoires qui ne doivent pas se reveiller. Elle, plus que de les reveiller, elle les prend, les retourne, les maquille de noir, et me les jette en pleine face. Elle, elle exagère tout, elle est excessive. C’est une illusioniste, elle m’emmene dans des endroits où je ne veux plus retourner; des lieux à l’envers, lointains ou proche, mais toujours maudits. Et puis, quand elle finit par partir et m’accorde un peu de repos, je sais qu’il me faudra du temps pour calmer les esprits frappeurs qu’elle a abandonné ici, et qui m’accompagnent dès le lendemain. Je crois que quelque part elle le sait, et qu’elle fait tout cela à dessein. Ca l’amuse. Moi beaucoup moins.

Ce soir elle est encore venue. J’avais d’autres plans, mais elle s’est incrustée. A l’heure où je vous parle, elle est à coté de moi; et apparemment elle n’a pas prévu de partir de sitôt… Tiens, elle me demande de saluer certains d’entre vous. Oui, elle connait beaucoup de monde parait-il.

J’ai beau me plaindre, et si j’utilise mes dernières ressources de lucidité, je crois cependant savoir pourquoi elle se sent libre de débarquer chez moi sans que je l’y invite. Je crois savoir pourquoi je n’arrive pas à la foutre dehors une bonne fois pour toute. C’est peut-être parce que quand elle frappe, je lui ouvre. C’est peut-être parce qu’elle est la seule à me donner une bonne excuse pour reveiller les morts, pour rouvrir les plaies, celles qui font du bien parce qu’elles font mal. Parce qu’elle sait qu’au fond, en me piègeant sur mon canapé, ici, dans le noir, elle peut m’aider à accepter. 

Peut être que si elle reveille les souvenirs, les gens, les sentiments, c’est justement parce qu’ils ne doivent pas dormir, mais mourrir. Et peut être que la prochaine fois j’essaierai d’écouter un peu mieux ce qu’elle a à dire. Et peut être que, lorsque j’aurai vraiment compris pourquoi elle se doit venir, cette fois, je pourrai m’endormir.

House, MD (My Daddy?)

•13 juillet 2009 • Un commentaire

 

 

Aujourd’hui, je voudrais vous faire partager une remarque que je me suis faite recemment; alors ca n’est peut être pas forcement interessant pour tout le monde, mais ma foi un blog ca sert aussi à ça.

Vous avez peut être remarqué que dans la vie, la recherche de figures paternelles de substitution peut parfois prendre des formes étranges, voir surprenantes. Non pas que nos chers papas ne nous suffisent plus, mais il est assez commun dans la nature humaine d’essayer de se composer soi même son père idéal (ou ses pères ideaux) en piochant de ci de là les qualités que nous estimons être celle d’un bon père. Tout cela commence très tôt et un peu à notre insu. Ce besoin est plus ou moins fort selon les personnalités et surtout selon l’histoire de chacun. Cela peut se porter sur un membre de la famille, un professeur… ou bien sur la télévision.

Pourquoi parler de cela, et bien tout simplement parce que ça m’a sauté à la gueule récemment. Et en revenant un peu en arrière, on comprend mieux. Le petit écran possède ce pouvoir magique, celui de nous offrir un large choix d’images du père parfait.  Pas trop encombrant puisqu’irréel, et juste assez cristallisé pour ne jamais avoir à en écorcher l’image. Et surtout consommable à volonté selon les besoins, au rythme d’un “shoot de bon papa” par semaine selon la figure et la série ou le film choisi.

Rappellez vous lorsque nous étions plus jeunes, la télé nous a toujours donné l’embarras du choix, et c’est ainsi que l’on peut comprendre le succès de quelques personnages comme Charles Ingalls, Bill Cosby, Tony Danza, Mc Gyver… qui même après plusieurs années restent toujours des références paternelles dans l’imaginaire collectif. Imaginez-vous être le gamin de Mc Gyver… existe-t-il un meilleur père que lui pour un gamin de 8 ans? Capable de gérer toute les situations uniquement avec sa tête et un couteau suisse. (Couteau suisse ou plutot ”phallus neutre” si on suit Freud. L’image lui va bien finalement…Parenthèse inutile refermé). Bref, hyper rassurant pour un gamin, qui a l’occasion de voir en Richard Dean Anderson un père qui incarne toutes les valeurs du bien, un papa version “héro qui ne perd jamais”, alors que la réalité est forcement bien différente. Mon père par exemple ne peut pas désamorcer une bombe atomique avec un chewing-gum; pfff le nul…

Bon quand on est gosse, tout ça se comprend. Mais qu’en est-il aujourd’hui, dans un monde d’adultes ou personne ne veut vraiment le devenir? Avons nous toujours ce même besoin de se creer un père imaginaire et idéal à plus ou moins 30 ans passé? Il me semble que oui. Et là aussi, la télé est présente pour répondre à la demande. Et notre imaginaire aussi! Ne vous est-il jamais arrivé de tellement regarder une série tv par exemple qu’au bout d’un certain temps, vous aviez l’impression d’y vivre carrement? Vous est-il même arrivé d’en réver? Je suis sur que oui. That’s what i’m talking about.

Combien d’entre nous sont fans du Dr Gregory House? Moi j’en suis un, et j’ai recemment compris pourquoi ce personnage me fascinait tant, alors qu’il est au choix triste/cynique/méchant/nonchalant ou encore carrement toxico. A priori, aucun de ces attributs n’est particulièrement attractif et pourtant les faits sont là : mon record, 6 épisodes de Dr House dans une journée. D’affilé. Ce qui fait 6×40mn, soit 240 minutes, soit 4 heures. Comme bien des gens, je suis devenu accro, c’est un peu ma Vicodine. En France sur TF1, à chaque passage, c’est près de 8 millions de personnes qui la suivent fidèlement. Je me suis dit que ca devait cacher quelque chose, alors voila ce que je pense.

House, c’est le père parfait, et c’est pour ça qu’on l’aime. Ca peut paraitre un peu étrange dit comme ça, mais je crois que pour un adulte comme moi ou comme certains d’entre nous, c’est de cette manière que nous le voyons. On l’admire pour ses capacités, il nous rassure, c’est un personnage brillant et assez “génial”. Mais d’un autre coté, on a de la peine pour lui, sa souffrance nous rend proche de lui, c’est un humain comme nous, c’est à la fois un héros et un anti-héros. Il nous fait rire et un peu peur en même temps. La figure du médecin est déjà très forte et connotée, certes, et surtout dans son cas, la confusion enfant/patient est assumée. Mais sans les mièvreries et la guimauve d’un Charles Ingalls, c’est sans concession. C’est aux adultes qu’il parle. On peut se reconnaitre dans certaines valeurs qu’il représente, des valeurs que l’on voudrait avoir. Cette intransigeance vis à vis de la vie, de la vérité, mais aussi de la souffrance, ca me parle. Le reconnaitre comme père de substitution, c’est un peu se réclamer de ses qualités, et franchement c’est plutôt gratifiant.

D’autres parts, son personnage est complexe, mais tout le monde peut le comprendre. On nous montre un héros qui souffre, juste humain. Il a beau être un personnage de fiction, lui est imparfait donc potentiellement réel. Et je crois également que le choix des trois jeunes medecins qui l’entourent n’est pas anodin pour renforcer ce sentiment. Eux en tout cas le considère comme tel, un père sévère mais juste, détenteur de la vérité qu’aucun d’entre eux ne maitrise vraiment. Il a beau être méchant (souvent) et politiquement très incorrect (toujours), il est l’incarnation de la justice à tout prix, j’insiste, sans concession, sans les formes.

Je crois que ce que je détestais par dessus tout étant enfant, c’était l’injustice. Les règles arbitraires et non justifiées, non comprises. House c’est l’arbitraire qui sauve, un arbitraire que l’on peut comprendre arrivé à l’âge adulte; c’est celui qui sait à notre place, celui qui protège. Et finalement, il y a un peu de Charles Ingalls, de Mc Gyver en lui (bon peut etre pas de Tony Danza…).

L’élaboration de ce personnage est finalement très adroite. Je veux dire par là que si moi j’y vois les qualités d’un bon père de substitution pour adultes, d’autres peuvent y voir autre chose, car il ne laisse personne indifférent. Cela peut aussi être pour une femme un peu plus agée un mari fragile mais réconfortant, dur mais toujours juste et fidèle qu’on a envie de serrer dans ses bras pour le proteger. Mesdames, mesdemoiselles, confirmez ou infirmez s’il vous plait. C’est là tout le génie des créateurs de ce personnage atypique et aggressif à première vue, mais extremement fédérateur au final. Il est peut être un personnage détestable parfois, mais au fond tout le monde l’aime.

Finalement je crois donc que c’est ca qui nous attire dans les séries, les films qui l’on aime. C’est l’identification, ou la projection de notre réalité sur les personnages. Ou plutot de leur fausse réalité sur la nôtre! On va faire un jeu: faites la liste dans votre tête des personnages de fiction pour lesquels vous avez une affection particulière, ou ceux qui vous ont le plus marqué. Et maintenant essayez de voir à quoi ou à qui ils vous ramènent. Ce que vous attendez d’eux. Je suis certain que chacun d’entre nous est capable de se reconstituer une famille imaginaire à base de personnages TV. Vous allez voir, c’est très amusant! N’hésitez pas à faire part de vos conclusions dans les commentaires. Je pense par ailleurs que cela peut être très révélateur du fond d’une personne!

Quant à moi je vous ai déjà donné quelques éléments ;) Puis je tiens à préciser que je ne considère pas House comme mon père, au cas ou certains s’inquièteraient de ma santé mentale. On parle bien de figure de substitution! J’ai hâte d’avoir vos avis !

M en reviens bientot!

•4 juillet 2009 • Laisser un commentaire

hey a tous,
bien le retour a Nice est pour demain, je peux pas dire que je sois super content de rentrer mais j ai quand meme hate de revoir certains d entre vous!
j ai laisse le blog de cote comme vous l avez remarque, mais je vais m y remettre des mon retour, plein de nouvelles idees et de bonnes choses vecues que je me dois de vous raconter!
a tres tres vite donc!

Live from Montreal

•23 juin 2009 • Un commentaire

Hey guys,

me voici donc  a Montreal et vous le devinerez vite, sur un clavier qwerty… bref, a la maniere d un amoureux qui revoit sa douce apres plusieurs mois d absence, j ai retrouve ma future ville d adoption plein d emotions et de surprises. J ai eu la chqnce d etre epargne par le decalage horaire, et hier soir premier bon moment, soiree opera rock improvise dans un cafe. Pour vous expliquer le concept, il s agit d une troupe d acteur qui ne fait que de l impro, et sur scene, ils improvisent une comedie musicale d une heure et demi sans avoir rien prepare ou presque. C etait juste genial et super drole. Encore un grand merci a ma petite J. qui m heberge ici dans le quartier du stade olympique pour ceux qui connaissent. Le programme d aujourd hui a été (ok j ai trouvé les accents) plutot dense; dépot de CV aux radios et tv,  marche intensive et detente sous un soleil de plomb. Je retrouve Montreal comme je l ai laissé, dynamique et acceuillante. Y a pas a chier, je me sens vraiment bien ici.

Ici je dois dire que certaines de nos expressions ont beaucoup de succes comme /le con de ta mere/ ou encore /la putain de sa mere/. Je suis sur que vous etes content de le savoir! Comme quoi, vulgarite et popularite font bon menage, je l ai toujours dit! pis j suis en train d essayer de faire connaitre les mots /ké latch/ et /ké sbotch/. Nul doute qu ils feront partie de la parlure quebecoise d ici peu.

Ah et je consate qu4une fois de plus la biere est vraiment ma boisson officielle des que je ne suis pas en France…

Allez, m en vais manger une bonne poutine sur le plateau!

bises a tous!!

Sacré Bac

•18 juin 2009 • Laisser un commentaire

Parmi les sujets de philo du bac tombés aujourd’hui, il y en a un qui m’a évidemment tapé dans l’oeil : Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Une vraie bonne question pas vrai!! Je vous renvois directement au dernier post :)

Bon à part ça, je pars lundi pour Montréal et pour deux semaines, mais je publierai un nouvel article ce week end dans la catégorie “de l’alimentation du célibataire”.
Bon week end! :)

Le feu et puis quoi?

•16 juin 2009 • 10 commentaires

J’aime le feu. Parce que c’est beau, parce que c’est chaud ; parce que ca peut te sauver la vie. J’aime le feu parce que c’est dangereux, parce que ca brule, parce que ca peut te tuer et que tant qu’à mourir, mieux vaut mourir par lui.

Mais je le hais autant que je l’aime parce qu’il finit par s’éteindre. Et ça, ça m’emmerde.

Avouez, vous saviez bien que tout ça allait finir par être évoqué pas vrai? On va donc plus précisement s’arreter sur ce dernier constat, l’extinction annoncée et inévitable. Le danger, la douleur, mélangés à la chaleur et la beauté, tout ça on en a déjà parlé, c’est du taboulé. 

Je ne veux mettre personne mal à l’aise, mais j’me lance: partant de ce principe, je doute profondement de la viabilité d’un couple dépassé un certain temps. Voilà, je le balance un peu abruptement, même si autour de moi certains exemples pourraient me convaincre du contraire; mais c’est un sentiment que j’ai depuis quelques temps et plus j’avance, plus cette idée à tendance à s’installer dans ma tête. Bon par contre, s’il vous plait, de grâââââce, je sais que ce sujet peut faire réagir, je dirai même que je fais un peu de provoc’; mais pitié, ne me ressortez pas l’éternel “tu dis ca maintenant, mais tu verras quand tu rencontreras quelqu’un…” C’est probablement vrai, et je sais tout ça. Soyez sympa, ne me prenez pas pour un âne. Ce n’est pas parce que je risque de changer d’avis sur un sujet que je dois pas donner celui que j’ai actuellement. Aussi non, ca servirai à rien d’ouvrir sa gueule. Jamais.

Warning: avant d’entrer dans le vif, et pour éviter tout problème, j’insiste sur le fait que je n’érige pas mon avis en vérité générale. Je ne pense pas que les couples qui durent, durent pour de mauvaises raisons. D’ailleurs ce sont ceux là même qui me font m’interroger sur la question.  A partir d’ici, c’est comme si vous aviez coché la case “j’approuve” avant de continuer.Vous êtes prévenus!

Alors voilà, je suis certain que chacun d’entre nous, avec ses experiences, ses aventures, ses relations qui ont durées ou pas, est capable de se remémorer la douce violence des émotions du début d’une relation, les moments du “juste avant” et “du juste après” l’évènement qui fait qu’on sait que ca y est, c’est parti. La découverte de ses propres sentiments et de ceux de la personne convoitée. Le temps passé à déchiffrer les codes. Ceux qui existent vraiment, et puis ceux qu’on s’invente. La boule au ventre avant de la voir. L’impatience. La peur aussi, l’appréhension, l’attente d’un coup de fil, d’un sms, d’un mail. De n’importe quel signe qui nous rassure quant à l’interet de l’autre. Et puis ces signes arrivent…on se sent d’abord flatté, surpris, et puis un peu euphorique. Les gestes aussi. Les mains, les lèvres. Tout ca arrive, et on persiste à se dire parfois “non mais c’est pas possible, elle est trop jolie pour moi” ou bien ”j’y crois pas, il pourrait se taper des nanas 10 fois plus belles que moi” (notez comme je varie les genres, histoire que tout le monde se sente concerné…). Les mécanismes de défense se déclenchent juste par principe, mais on sait bien qu’il est déjà trop tard. Alors, on s’approche un peu plus, on joue avec ce feu, on se laisse hypnotiser. Et ca marche. Le reste n’est que laisser aller, regards intenses et pulsations cardiaques proches d’un rythme de métal. Et un peu de transpiration aussi. Vous le sentez la? Tout est pret. C’est alors que vient le moment où on sait qu’on y va tout droit. C’est le meilleur celui la. Peu importe finalement comment ou pourquoi, une étrange synchronicité a permis que d’une manière ou d’une autre, le rapprochement s’est opéré et ca y est: voici la période dorée, l’eldorado touché du doigt, le gratoir frotté par l’allumette! 

“Pleased to meet you,  hope you guess my name.”

I do. Tu es le feu.

Maintenant fermez les yeux et revivez ce moment. Non je déconne. Quand le feu arrive, (attention je vais exagerer) aucune émotion n’est comparable. Rien n’arrive à la cheville de ça. Oui j’en fais des tonnes, ca fait carrement cliché fleur bleu/mauvaise chanson de Bryan Adams (y’en a), mais quand même. Merde, pas besoin de tergiverser, on l’a tous vécu, ce moment est immense. Mais à durée variable. J’imagine que notre coeur ne pourrait pas tenir le choc de le faire durer toute la vie. Le lâche! Tout ça pour dire qu’au bout d’un certain temps, sans qu’on le choisisse, la tension baisse. Le courant est toujours là, mais subitement on a peur de griller les ampoules. Pourquoi?

J’en sais vraiment rien en fait, je pose la question. Si vous le savez dites le moi.

Ce qui me pose un problème, c’est que comme la plupart des gens, je préfère vivre des trucs intenses plutôt que des trucs tièdes. C’est con à dire, mais fatalement, un plat chaud refroidit. Et quand c’est froid c’est pas bon. Idem pour un couple.                                                                                                                                                                                                                                                Bien sur le tiède peut être satisfaisant: s’installer ensemble, couler des jours tranquilles après avoir acheté un appart, pris un chien ou un chat… et peut etre mis au monde un enfant (ca croyez moi on en reparlera). Je suis d’accord sur l’idée de devoir faire des concessions quand on se rend compte que la personne qui nous a fait tant vibrer n’est pas aussi parfaite que ce qu’on avait imaginé. J’ai vécu ces périodes, et je les ai adoré. C’est tout cela qui m’a conduit vers le mariage. Et j’en suis fier. Je le referai. Mais aujourd’hui, je me demande pourquoi il faudrait absolumlent lier la notion de qualité à la notion de quantité, de durée. Pourquoi ne pas tout simplement s’arreter de boire quand on a plus soif?

Est ce que les sentiments ne sont rassurés que si la durée fait partie du deal?

Finalement, pourquoi choisir de continuer quand on se dit, et on se le dit tous à un moment donné : “ca me brule plus… mais c’est bien quand même”. Alors oui, la complicité, la proximité, les projets… Ce sont de belles choses, vraiment. Et les habitudes? Les engueulades inutiles… oui, vous savez de quoi je parle; quand on est enervé par la journée ou par n’importe quoi d’autre et qu’on le fait subir à son/sa partenaire juste parce qu’il/elle est là. Quand il/elle nous enerve, mais qu’on sait pas vraiment pourquoi. Tous ces sentiments noirs, bien puant. Quand l’un des deux prend le dessus, qu’on ne sait plus vraiment si la vie qu’on mène est celle que l’on a voulu ou que l’autre à voulu.  C’est un peu dur ce que je dis. Ces choses là n’arrivent pas toujours. Mais pourquoi prendre le risque qu’elles arrivent…Le feu ne connait pas tout ça.

 Je sais qu’à 30 ans on ne voit pas les choses de la même manière qu’à 40, et certains d”entre vous me diront que l’âge, l’experience me feront voir les choses autrement. Que le bonheur n’est pas dans l’extrême mais dans l’équilibre. Possible, d’ailleurs j’y croyais sincèrement il y a encore peu de temps… Mais j’allais dire CQFD. Si l’être humain a cette capacité de changer, de se “modifier” avec les années et l’experience (dieu merci), on est donc pas la même personne à 25 ans qu’à 35. Alors il est impossible que les deux personnes qui forment l’entité couple évoluent de la même façon, à la même vitesse et continuent ainsi de regarder dans le même sens. Comment peux t on avoir les mêmes envies, les mêmes sentiments pour une personne alors qu’on a, de fait, changé? C’est d’ailleurs selon moi la principale cause de rupture. On a beau être en couple, notre évolution se fait individuellement, et forcement en décalage avec celle de l’autre. Fatalement, et tous sentiments mis à part, la personne “qui nous a mis le feu” quelques années en arrière n’est plus la même aujourd’hui. Et personne n’est à blamé pour ca, c’est juste comme ça que ça se passe.

Moi je ne veux pas de ça.  Je ne veux pas m’habituer à sa présence. Je veux garder la boule au ventre quand je la vois. Je veux rester un ado dans ma tête. Dans la pratique, cela voudrait dire qu’il faudrait quitter la personne dès que tout devient “normal”. Donc partir alors qu’on est encore un peu chaud. Difficile sans doute. Facile à écrire, mais horrible à faire. J’suis pas sur d’en être capable d’ailleurs. Ceci dit, faut-il rester pour autant?

Bref, pour finir ce billet extremement long et je le répète un peu provoc’, le seul choix qui s’impose à nous est le suivant : accepter la fatalité de voir flétrir ce feu qui brule en nous lorsqu’on aime, ou refuser et en assumer les multiples conséquences. Vous savez maintenant où je me place. Et vous?

Literal version

•14 juin 2009 • 2 commentaires

Ne passez surtout pas à coté de cette superbe version litérale du clip de Bonnie Tyler, Total Eclipse of the Heart. En gros, cette bande de tarés change les paroles de la chanson et chante à la place ce qu’ils voient dans le clip. C’est à mourir de rire!